Elles désirent. Qui raconte ?
Portrait de la jeune fille en feu et Les Amours d’Anaïs : deux fictions pour regarder qui désire, qui observe et qui décide du récit.

Vous cherchez un film où le désir des femmes occupe le centre de l’histoire ? Portrait de la jeune fille en feu, de Céline Sciamma, et Les Amours d’Anaïs, de Charline Bourgeois-Tacquet, proposent deux points de départ très différents. Dans le premier, une peintre doit observer une femme qui refuse de poser. Dans le second, une attirance vient déplacer les relations déjà en place.
Nous les rapprochons pour la question qu’ils permettent de poser avant même la séance : de qui suit-on le désir ? Cette sélection s’appuie sur les présentations des distributeurs et donne accès aux bandes-annonces officielles. Elle ne constitue pas une critique après visionnage intégral.
Une femme refuse son portrait.
Le synopsis de Pyramide situe Portrait de la jeune fille en feu en 1770. Marianne reçoit la commande du portrait de mariage d’Héloïse. Comme celle-ci refuse de poser, Marianne se présente comme une dame de compagnie et doit la peindre en secret.
Il y a déjà plusieurs regards dans cette situation : celui de la peintre, celui qu’exige la commande, celui que la personne représentée accepte ou refuse. C’est une raison de choisir ce film pour une soirée autour du désir et de la représentation. On peut entrer dans l’histoire en gardant une question : qui a le pouvoir de décider de l’image d’Héloïse ?
Cette question est notre piste de lecture. Elle ne suppose pas que chaque image du film lui apporte une réponse simple. Elle laisse aussi une place à ce que vous aurez envie de discuter après la séance : la situation de départ vous a-t-elle paru changée par les relations entre les personnages ?
Anaïs suit une attirance qui dérange l’ordre prévu.
Chez Haut et Court, la présentation des Amours d’Anaïs commence par une jeune femme de trente ans, ses difficultés d’argent et ses doutes sur son couple. Anaïs rencontre Daniel, puis s’intéresse à Émilie, avec qui il vit. Le désir fait partie de ce qui réorganise cette histoire.
Ce point de départ permet de regarder une femme comme celle qui éprouve une attirance et agit à partir d’elle. Cela n’oblige pas à approuver tous ses choix. C’est même une question intéressante à garder : quelle place laisse-t-on à un personnage féminin pour hésiter, se tromper ou vouloir quelque chose qui complique la vie des autres ?
Le rapprochement avec le film de Céline Sciamma porte donc sur la place donnée aux personnages et à leurs envies. Les deux synopsis annoncent des situations distinctes. Rien n’oblige à y chercher une définition unique du désir féminin, ni à demander à ces fictions de représenter toutes les femmes.
Lequel regarder ce soir ?
Si le rapport entre une artiste et son modèle vous attire, commencez par la fiche de Portrait de la jeune fille en feu. La bande-annonce officielle est accessible au clic, et la source du distributeur permet de retrouver la présentation du film.
Si vous préférez partir d’une vie amoureuse qui se complique au fil des rencontres, ouvrez la fiche des Amours d’Anaïs. Vous y trouverez également la bande-annonce et les avis publics déjà sélectionnés, avec leurs attributions.
Les bandes-annonces permettent de faire un premier choix ; elles révèlent aussi des images et des moments de l’histoire. Vous pouvez les passer et vous en tenir aux synopsis. Pour poursuivre ensuite vers les normes et les attentes autour du désir, le dossier Du désir sans mode d’emploi rapproche le film de Céline Sciamma de deux essais.
Les œuvres et les sources pour poursuivre
Portrait de la jeune fille en feuCéline SciammaSource officielle ↗
Les Amours d’AnaïsCharline Bourgeois-TacquetSource officielle ↗
Sélection NUIT fondée sur les présentations officielles citées, consultées le 25 octobre 2026. Ce texte ne constitue pas une critique après visionnage intégral.